Déborah Valdeavero a passé trois jours à la maison pour tourner du contenu autour d'"Impossible n'est pas vous". Entre deux séances de sport à 6 h du matin, nous avons posé les micros pour répondre à une question simple : comment travaille réellement une coach de coachs ?
L'objectif n'est pas de dresser une liste d'applications, mais de comprendre le système qui permet à une personne de faire son travail.
Il y a un podcast que j'ai envie de faire depuis longtemps : aller voir des créateurs, des créatrices, des entrepreneurs et des entrepreneuses pour leur demander comment ils travaillent vraiment.
Pas seulement ce qu'ils font ou ce qu'ils vendent. Je veux comprendre comment ils organisent leurs journées, avec qui ils travaillent, ce qu'ils délèguent, les outils qu'ils utilisent, ce qui fonctionne et ce qu'ils ont fini par abandonner.
Déborah est la première invitée de ce format pilote. Après un Podcast 038 consacré à l'intelligence artificielle et à mes propres projets, j'avais envie de revenir à une conversation à deux sans perdre le ton libre de Le plaisir de partager.
Déborah Valdeavero revient dans le podcast
Je connais Déborah depuis le collège à Tarbes. Nous avons grandi dans le même environnement avant de suivre des chemins très différents, puis de nous retrouver des années plus tard autour de l'entrepreneuriat, de la transmission et de notre incapacité commune à accepter qu'une chose soit impossible.
Elle était déjà venue dans le Podcast 029 pour parler des trois clés du succès. Nous avions surtout abordé les émotions, le leadership, la vision et les questions de légitimité.
Ce nouvel échange ne cherche pas à refaire le même épisode. Cette fois, je veux ouvrir le capot et comprendre comment son activité fonctionne réellement.
Du basket à "Impossible n'est pas vous"
Le basket occupe une place importante dans le parcours de Déborah. Elle raconte comment une différence physique parfois difficile à assumer est devenue une force sur le terrain. Le sport lui apprend la persévérance, la prise de parole, le travail collectif et la capacité à chercher une solution avec les ressources disponibles.
Elle passe ensuite plus de quinze ans dans l'éducation spécialisée. Cette expérience de terrain lui apprend à écouter, à repérer rapidement une difficulté et surtout à ne pas appliquer la même réponse à tout le monde.
Aujourd'hui, le site "Impossible n'est pas vous" la présente comme mentore et formatrice de coachs. Elle accompagne notamment des coachs et des professionnels du bien-être qui veulent construire une posture solide, clarifier leur singularité et structurer leur activité.
Coach, mentor ou formatrice : la posture avant les outils
"Coach de coachs" est un raccourci pratique, même si Déborah explique qu'elle n'aime pas particulièrement cette expression. Son travail mélange en réalité plusieurs approches qu'elle prend le temps de distinguer.
Le coaching repose principalement sur l'écoute et l'art de poser des questions. Le mentorat mobilise davantage l'expérience du professionnel pour proposer des raccourcis, des méthodes ou des pistes déjà éprouvées. Ces deux approches ne répondent pas non plus aux mêmes besoins qu'un accompagnement thérapeutique.
Le coeur de son travail se trouve dans la posture. Comment écouter une personne sans projeter sa propre histoire sur elle ? Comment partager une expérience sans transformer cette expérience en solution universelle ? Comment reconnaître qu'une situation dépasse son champ de compétence ?
Le but est d'amener quelqu'un là où il veut aller, pas là où je pense qu'il doit aller.
Déborah présente notamment l'analyse de pratique comme un garde-fou. Les séances sont observées, discutées et décortiquées afin de repérer les questions trop orientées, les projections personnelles ou les automatismes qui peuvent éloigner la personne de son propre objectif.
Déléguer pour rester sur le terrain
Une grande partie de l'épisode est consacrée à l'organisation de ses journées. Les accompagnements individuels occupent principalement ses matinées. Les après-midi lui permettent de préparer les séances, gérer l'entreprise et travailler sur les prochaines étapes de son activité.
Son agenda repose sur des créneaux réservés à l'avance, des réunions d'équipe identifiées et du temps protégé en fin de semaine. Cette organisation ne sert pas seulement à gagner en productivité. Elle lui permet de rester disponible lorsqu'elle accompagne quelqu'un.
Déborah délègue une partie de la communication, de l'administration et de la relation client. Pas uniquement parce qu'elle ne saurait pas accomplir ces tâches, mais parce qu'elles consomment du temps et de l'énergie qu'elle préfère consacrer à son coeur de métier.
Le coach est sur le terrain avec les joueurs.
Cette phrase résume assez bien son système. La délégation lui permet de diriger son entreprise sans abandonner le contact avec les personnes qu'elle accompagne.
Des cahiers, Notion et un MacBook Air
Les outils occupent évidemment une place importante dans cette conversation, mais ils ne constituent jamais le point de départ de sa méthode.
Pendant les séances, Déborah utilise principalement des cahiers et un stylo. Le papier lui permet de prendre des notes sans placer un écran entre elle et la personne. Elle conserve une trace des points importants, tout en restant concentrée sur la conversation.
Notion accueille davantage la vision de l'entreprise et la capture des nouvelles idées. Google Calendar et Calendly organisent les rendez-vous, tandis que Zoom et Kajabi participent à la livraison des accompagnements.
Nous comparons aussi nos différentes sources de vérité. Déborah capture ses idées dans Notion, alors que je centralise une grande partie de mes actions dans l'application Rappels d'Apple. Aucun système n'est parfait, mais chacun doit permettre de savoir où chercher lorsqu'une information devient nécessaire.
Évidemment, la conversation finit par dériver vers les MacBook, les iPhone, les sauvegardes et le contenu d'un sac de travail nomade. Pour Déborah, le MacBook Air représente surtout sa liberté professionnelle : tant qu'elle possède cet outil et une connexion, elle peut travailler avec ses clients depuis presque n'importe où.
Parler du coaching sans esquiver les critiques
La dernière partie de l'épisode aborde les préjugés qui entourent le coaching et le développement personnel. Arnaques, promesses trop faciles, confusion avec la thérapie, prix des accompagnements ou manque de formation : les critiques ne sortent pas de nulle part.
Nous ne cherchons pas à dire que toutes les pratiques se valent. Nous parlons précisément des garde-fous nécessaires, de la formation continue, de l'éthique, de l'expérience de terrain et de la responsabilité du professionnel lorsqu'il accepte d'accompagner quelqu'un.
C'est aussi ce qui rend cette conversation intéressante. Derrière un mot aussi flou que "coach", il existe des méthodes, des limites, une entreprise à faire fonctionner et une vraie responsabilité envers les personnes qui accordent leur confiance.
Écouter le Podcast 039
Ce nouvel épisode de Le plaisir de partager s'intitule :
039 - Comment travaille une coach de coachs ? (avec Déborah Valdeavero)
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Vous pouvez également retrouver le travail de Déborah sur son site et suivre Impossible n'est pas vous sur Instagram.
Ce format consacré aux méthodes de travail est encore un test. S'il vous plaît, dites-moi dans les commentaires si vous avez envie que je poursuive avec d'autres créateurs et entrepreneurs, et surtout qui vous aimeriez entendre.
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