À la fin du Starlink Friday #002, j'écrivais qu'il faudrait revenir à Hautacam avec une meilleure visibilité. J'ajoutais même qu'on pourrait pousser le concept un peu plus loin en plantant la tente. Quelques semaines plus tard, nous voici exactement au même endroit avec Manon et Alexandra, une tente dans le coffre et une éclipse solaire comme excellente raison de rester jusqu'au soir.
Ce troisième épisode n'est pas un nouveau concours de Speedtest. Le Starlink Mini sert surtout de connexion pendant une longue journée d'attente, entre travail, installation du campement, repas et préparation des appareils photo.
Où suis-je pour ce Starlink Friday #003 ?
Je suis de retour à Hautacam, sur le même emplacement que lors de l'épisode précédent. La différence est assez spectaculaire : en juillet, les nuages avalaient le paysage et nous ne distinguions presque rien. Cette fois, les montagnes, la vallée et le ciel sont enfin visibles. Et ce n'est pas plus mal, puisqu'on monte pour observer l'éclipse solaire (oui, cet article est publié en retard).

Même emplacement que pour le #002, mais avec une vue qui change complètement l'ambiance.
Nous sommes montés à trois, avec Manon et Alexandra, pour photographier l'éclipse solaire du 12 août 2026. La même team que celle qui a donné lieu à l'idée du Starlink Friday. Sauf que pour pouvoir photographier l'éclipse en fin de journée, il fallait s'installer en début d'après-midi, protéger notre emplacement au péril de nos vies, et éventuellement travailler un petit peu (tout en se protégeant du soleil).

Alexandra, Manon et moi, avec beaucoup trop de lunettes de soleil et encore quelques heures devant nous.
Quel setup ai-je emporté ?
Le principe reste celui du premier Starlink Friday : pouvoir sortir de mon bureau sans renoncer à une vraie connexion. Le Starlink Mini, le MacBook et la DJI Power 500 constituent toujours le cœur du setup. Autour, le campement prend cette fois beaucoup plus de place : une table, des chaises, une tente, des matelas gonflables, les sacs photo, plusieurs appareils, des trépieds et un drone.

Le bureau du jour ressemble davantage à un camp de base qu'à un espace de coworking.
C'est évidemment plus chargé qu'une simple journée de travail nomade. Mais le spot est accessible en voiture et l'objectif photo justifie largement ce petit déménagement. Une fois tout installé, chacun peut travailler, préparer son matériel ou simplement profiter du paysage.

Un ordinateur, une table et une connexion : la version simple du bureau avec vue.
Pourquoi avons-nous installé une vraie tente ?
L'éclipse arrivant en fin de journée, nous savions que nous allions rester longtemps. L'idée de la tente était de pouvoir se reposer (perdu, elle n'est pas climatisée), de ranger une partie des affaires, puis d'attendre les Perséides qui arriveraient en plein milieu de la nuit.
J'ai un peu honte de ce que je vais vous confier, mais c'est la première fois que je montais cette tente toute neuve, achetée il y a presque deux ans. Une Durston X-Mid 2 Solid, nettement plus simple, spacieuse et légère que ma Decathlon (que j'ai toujours, consultez la page À propos).

La première étape consiste à transformer un tas de toile verte en abri crédible.
Une fois montée, elle donne immédiatement une autre dimension au Starlink Friday. Nous ne sommes plus simplement garés sur un bord de piste avec un ordinateur : nous voilà avec un petit campement, une vue incroyable et suffisamment de confort pour attendre plusieurs heures.

La tente est prête, le plus dur est fait.
À l'intérieur, les matelas gonflables doivent nous permettre de faire une rapide sieste après l'éclipse, même si je me rends rapidement compte que j'ai planté la tente en pente… la route derrière nous est trop dure pour les sardines ; je n'ai pas eu le choix.

Les matelas gonflables : totalement inutiles pour la connexion, absolument utiles pour le confort.
Le ciel est beaucoup plus dégagé que lors de ma première venue à Hautacam, ce qui simplifie forcément le choix de l'emplacement. Le Starlink Mini n'a pas besoin d'un cérémonial particulier : une vue suffisamment ouverte sur le ciel, de l'alimentation et quelques minutes pour retrouver le réseau.
Le vrai changement par rapport au #002 se trouve du côté du support. Mon ancien montage avait mal vieilli et finissait par produire des bruits parasites sur la route. Je l'ai remplacé par un support Spigen conçu autour du format du Starlink Mini. L'antenne vient se loger dans un cadre, avec quatre points de fixation par ventouses pour l'installer proprement dans la voiture.

Le nouveau support Spigen utilisé avec mon Starlink Mini.
Ce n'est pas l'accessoire le plus spectaculaire de la journée, mais c'est précisément le genre de détail qui compte dans une série comme celle-ci. On quitte le stade du bricolage pour avoir une antenne réellement bien accrochée au toit de la voiture, avec une alimentation qui reste dans le coffre. Il suffit de partir avec la batterie, de brancher et c'est fini. Plus de support qui vibre et fait du bruit, plus de câble à tirer.
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Test de débit Starlink à Hautacam
Pour être très franc avec vous… je n'avais pas prévu de faire un Starlink Friday de cette sortie (qui n'est d'ailleurs pas un Friday). Rétrospectivement, et comme nous ne sommes pas partis le vendredi suivant, c'est un peu tout ce que j'ai à proposer.
Je n'ai donc pas suivi mon protocole habituel de test de débit, de captures d'écran et autres méthodologies pour faire un truc sérieux avec cette série. Sorry…
Peut-on vraiment travailler pendant l'attente ?
Oui, et c'est probablement le point le plus intéressant de cet épisode. Le Starlink Mini disparaît presque du récit une fois la connexion établie. Le MacBook peut passer de la table au coffre de la Tesla, la batterie reste à proximité et le reste de la journée continue autour.

Le coffre de la Tesla devient un bureau abrité pour le MacBook et la DJI Power 500.
C'est exactement ce que je cherche avec Starlink Friday. La technologie n'est pas la destination. Elle doit seulement me permettre d'être ailleurs, de profiter du lieu et de garder une vraie capacité de travail quand j'en ai besoin.
Dans le coffre de la Tesla, vous remarquerez la présence du Peak Design Travel Backpack, qui est rempli de tous les objectifs et drones que j'ai pu mettre dedans. C'est la première fois que je pars si chargé.
Qu'est-ce qu'on a mangé ?
Le chapitre le plus constant de Starlink Friday est peut-être celui-ci. Une table de camping sert autant au matériel photo qu'au repas, avec une quiche, des sandwichs et quelques boissons pour tenir jusqu'au soir. Ce n'est pas très sophistiqué, mais c'est parfaitement adapté à un camp de base installé au bord d'une piste.

Le ravitaillement avant de passer aux choses sérieuses.
Il faut bien avouer que si j'adore mes chaises compactes, avoir une table pour poser quelques petits trucs, c'est quand même bien pratique. Il va falloir que je regarde ce qui existe et qui fait quoi comme modèle. Peut-être que pour le prochain, on sera équipés.
Quand la lumière commence à baisser, le bureau se transforme progressivement en poste d'observation. Les appareils sortent des sacs, les longues focales rejoignent les trépieds et les lunettes adaptées deviennent indispensables. Alexandra s'est transformée en Gilbert Montagné. Oui, on a un humour de merde.

Les lunettes sont prêtes, tout comme les appareils photo et les téléobjectifs.
Alexandra était notre référente sur cet événement et c'est grâce à elle qu'on a vécu cette "aventure", que je n'aurais jamais eu l'idée d'organiser tout seul. Merci à elle d'avoir tout géré et tout repéré. La météo était la seule variable que nous ne contrôlions pas et quelques nuages ont fait leur apparition au moment le plus important.

Alexandra, organisatrice de la journée et notre référente en astrophotographie.
Rapidement, tout s'est accéléré et, comme la vue se bouchait, on a décidé de faire voler les drones pour avoir une vue d'ensemble de toutes les personnes venues voir ce spectacle. On aurait pu se croire un jour de Tour de France (je rappelle qu'on est à Hautacam, le premier col que j'ai gravi à vélo).

Le drone, les trépieds et les montagnes : il ne reste plus qu'à attendre le Soleil.
L'éclipse solaire comme récompense
L'éclipse du 12 août 2026 était totale sur une bande passant notamment par l'Espagne. Depuis Hautacam, nous avons observé une phase partielle, avec un croissant solaire qui descendait au-dessus des reliefs. Le spectacle reste impressionnant, surtout après plusieurs heures à surveiller les nuages et à préparer chaque appareil. Les circonstances générales et la carte de visibilité sont disponibles dans la fiche officielle de l'IMCCE.
La photo finale justifie à elle seule le retour à Hautacam. Le #002 racontait un lieu invisible, avalé par le brouillard. Le #003 montre exactement le même endroit sous le soleil, puis sous une lumière orange presque irréelle. Même spot, même idée de travail nomade, histoire totalement différente.