Mon bilan du DJI ROMO P après 8 mois d'utilisation tient en quelques chiffres : 381 nettoyages, 410 heures de fonctionnement et 16 000 m² parcourus. J'avais publié mon premier test du DJI ROMO P en janvier 2026, après plusieurs semaines d'utilisation. Cette fois, il ne s'agit plus d'une première impression, mais d'un retour sur un produit qui travaille plus d'une fois par jour en moyenne.
Cette vidéo et cet article ne sont pas sponsorisés par DJI. J'ai acheté ce ROMO P moi-même sur Amazon, après avoir testé les modèles haut de gamme de plusieurs marques. Le fait que je l'aie gardé et payé est probablement le résumé le plus honnête de cet article.
DJI ROMO P après 8 mois : en bref
Ma note reste 9/10. Le DJI ROMO P est toujours mon robot aspirateur préféré pour trois raisons : son silence, sa navigation et le peu d'entretien qu'il demande. Il n'est pas parfait. La détection des petites flaques n'est pas assez fiable, le lavage ne va pas totalement au ras des murs et les limites déjà observées sur les tapis, les miroirs ou certains seuils restent à prendre en compte.
Ce qui compte surtout, c'est que je continue de l'utiliser. Mon travail consiste à tester des produits, mais cela ne signifie pas que je les conserve ensuite chez moi. Celui-ci a remplacé mon ancien robot et il fait toujours partie de mon quotidien huit mois plus tard.
381 nettoyages plus tard, ce n'est plus une première impression
L'application DJI Home affiche désormais 381 nettoyages, 410 heures de fonctionnement et 16 000 m² parcourus. Cela représente plus d'un lancement quotidien en moyenne pendant huit mois, sans problème de fiabilité notable.
Le ROMO P vit dans une maison avec deux chats, donc avec des poils, de la litière et des petits objets qui se retrouvent régulièrement sur son passage. Il a remplacé le Roborock Saros 10 que j'avais également acheté après l'avoir apprécié pendant son test.

Toujours en manque de câlins "doudou" s'incruste sur les tournages
J'ai utilisé des robots Dreame, MOVA, Roborock et plusieurs autres références haut de gamme. Certains sont meilleurs sur un point très précis, mais le DJI reste celui que je trouve le plus agréable à vivre dans son ensemble.
Son meilleur argument est l'entretien que je ne fais presque jamais
Lors de l'annonce du ROMO, DJI insistait beaucoup sur les 200 jours de fonctionnement sans entretien de la base. À ce moment-là, cet argument ne m'intéressait pas énormément. Un robot passe déjà l'aspirateur à ma place, je pouvais bien consacrer quelques minutes à le nettoyer de temps en temps.
La réalité du terrain m'a fait changer d'avis. En huit mois, j'ai nettoyé une fois la partie inférieure de la base et une fois le dessous du robot. J'ai remplacé environ quatre ou cinq sacs à poussière malgré les deux chats. Je n'ai encore remplacé aucune des bouteilles de solution.
Le désodorisant d'origine est encore approximativement à moitié plein. J'utilise surtout de l'eau pour le nettoyage quotidien et je réserve la solution dégraissante aux moments où la cuisine en a réellement besoin. Cela explique évidemment en partie la faible consommation de produit.

Il faut toujours remplir le réservoir d'eau propre et vider celui de l'eau sale. Il ne s'agit donc pas d'un robot sans aucun entretien. En revanche, la base, les brosses et le dessous restent étonnamment propres, tandis que l'application suit l'usure des serpillières, des filtres, des brosses et des autres consommables.
J'ai également installé des brosses et des serpillières compatibles achetées sur Amazon. Je suis habituellement méfiant avec les consommables non officiels, mais ceux-ci fonctionnent correctement. La seule différence notable concerne les serpillières compatibles, qui retiennent davantage d'eau que celles de DJI.
Le silence change réellement la manière de l'utiliser
Je n'ai pas réalisé de mesure en décibels, mais la différence avec les autres robots que j'ai utilisés reste spectaculaire. En mode normal, on entend principalement le roulement des roues et la rotation des brosses. Le bruit de l'aspiration est à peine présent.

Des "silencieux" sont présents sur la base et sur le robot pour réduire le bruit
Même en mode turbo, le ROMO P reste à mes oreilles plus silencieux que de nombreux robots concurrents en mode normal, voire en mode silencieux. Lors de la première utilisation, il est presque possible de se demander s'il aspire réellement.
La station produit un léger bourdonnement lorsqu'elle sèche les serpillières. La vidange du bac à poussière reste évidemment plus sonore, mais DJI a choisi de la réaliser avant le début d'une tâche plutôt qu'au retour du robot. Dans l'ensemble, le ROMO P peut travailler plusieurs fois par jour sans donner l'impression qu'une machine bruyante occupe en permanence la maison.
Sa navigation reste la meilleure partie du produit
Le ROMO P n'utilise pas de tourelle LiDAR placée sur le dessus. Sa façade combine des capteurs de vision binoculaires et des LiDAR à semi-conducteurs. Au-delà de la fiche technique, c'est surtout sa manière de se déplacer qui continue de me bluffer.

Il ne raisonne pas uniquement avec des lignes droites, des carrés et des demi-tours rigides. Il sait tracer des courbes autour d'un obstacle, passer à quelques millimètres d'un petit objet et adapter sa trajectoire lorsqu'un passage se libère.
Pendant le tournage, j'ai placé sur son chemin de petits objets, un câble fin et plusieurs obstacles improvisés. Il les contourne sans les pousser, puis revient nettoyer la zone dès que l'obstacle est retiré. Sa brosse latérale extensible va chercher les saletés au bord des murs ou autour d'un objet sans obliger tout le robot à s'en approcher.
Les deux brosses latérales ne tournent pas non plus à la même vitesse. La brosse extérieure accélère pour rabattre les saletés vers le centre, tandis que l'autre tourne plus lentement pour éviter de les renvoyer hors de la trajectoire. Ce sont de petits détails, mais ils contribuent à cette impression d'un robot qui comprend réellement son environnement.
L'application DJI réussit à rester simple
L'application DJI Home propose beaucoup de réglages sans donner l'impression d'avoir été conçue uniquement pour remplir une fiche technique. Il est possible de sélectionner plusieurs pièces, de choisir leur ordre de nettoyage, puis de configurer chaque pièce séparément.
Pour une même tâche, je peux choisir l'aspiration seule, la serpillière seule, les deux simultanément ou l'aspiration suivie du lavage. Je peux également régler la puissance, la quantité d'eau, le nombre de passages et l'utilisation éventuelle du dégraissant ou du désodorisant.
Ma routine quotidienne commence par la cuisine, avec une aspiration forte et peu d'eau, puis continue dans le salon et le couloir. Lorsque la cuisine est plus sale, je lance manuellement un passage avec le dégraissant et un rinçage à l'eau.

À gauche, une trace circulaire qui ne partait pas. À droite, après le passage du mode dégraissant.
Cette routine est associée au bouton physique de la base. Il suffit donc d'appuyer dessus pour la lancer, sans sortir de téléphone et sans disposer d'un compte DJI. La personne qui vient s'occuper des chats lorsque nous sommes absents peut ainsi démarrer le nettoyage après son passage, sans installer l'application.
Le robot sait aussi gérer plusieurs étages. Il suffit de le transporter, de le poser au niveau concerné et de lancer la tâche. Il se repère, nettoie, puis revient à son point de départ. Une deuxième station n'est pas nécessaire.
Apple Maison via Matter : pratique, mais pas indispensable
Depuis mon premier test, le DJI ROMO P peut être ajouté dans Apple Maison grâce à Matter. Il ne s'agit pas d'une intégration HomeKit historique, même si le résultat est similaire pour l'utilisateur. J'ai détaillé toute la procédure dans mon tutoriel pour ajouter le DJI ROMO P à Apple Maison avec Matter.

L'ajout du DJI ROMO P dans l'application Maison est très simple
Sur ma configuration actuelle, Apple Maison permet de sélectionner un mode de nettoyage, de choisir entre aspiration et serpillière, puis d'indiquer les pièces concernées. Le robot rejoint ainsi ma maison HomeKit et peut participer à des scènes ou des automatisations.
Dans les faits, cette intégration ne me sert presque jamais. Mes routines sont déjà enregistrées dans DJI Home et accessibles avec le bouton de la base. L'intégration reste aussi un peu maladroite : les noms des pièces apparaissent chez moi avec un suffixe numérique étrange.
Apple Maison constitue donc un raccourci pratique, mais ne remplace pas DJI Home pour la cartographie, les zones interdites, la puissance d'aspiration, la quantité d'eau ou l'entretien de la station.
Une faille de sécurité a été corrigée depuis mon premier test
Je ne veux pas éluder un événement intervenu depuis la publication du premier article. DJI a reconnu un problème de validation côté serveur affectant DJI Home, le ROMO et certaines batteries de la marque.
Dans son communiqué consacré à la sécurité du ROMO, DJI indique que la correction est terminée, qu'aucune action n'est nécessaire du côté des utilisateurs et que son enquête n'a pas trouvé de preuve d'un détournement des données des clients.
Il s'agit ici de la position officielle de DJI, pas d'un audit de sécurité que j'aurais réalisé moi-même. Sur un robot équipé de capteurs, d'une caméra et d'une cartographie du logement, ce point devait néanmoins apparaître dans ce bilan.
La détection des liquides montre une vraie limite
La principale faiblesse découverte pendant le tournage concerne la gestion des liquides. L'application propose trois comportements : ignorer la zone, la contourner avec le mode Bypass ou la nettoyer avec le mode Clean.
En mode Bypass et avec une tâche d'aspiration seule, le robot a traversé plusieurs petites flaques d'eau au lieu de les éviter. Il a parfois semblé reconnaître une flaque plus importante, mais son comportement est resté irrégulier. Les roues ont donc étalé une partie de l'eau sur leur passage.
Le mode Clean permet au robot de passer sur le liquide avec les serpillières lorsqu'une tâche de lavage est active. Cela fonctionne avec l'eau utilisée pour cette démonstration, mais ce test ne prouve absolument pas que le robot sait gérer proprement un accident d'animal.
Dans une maison avec des chats ou des chiens, je ne lui ferais donc pas confiance pour détecter systématiquement une petite flaque. Le sol doit toujours être vérifié avant de lancer le robot après une absence.
Le lavage reste bon, mais pas parfait au ras des murs
Les serpillières rotatives se relèvent lorsqu'elles ne sont pas utilisées, mais le robot ne les dépose pas automatiquement dans la station. Elles restent sous le ROMO et peuvent seulement être retirées manuellement grâce à leur fixation magnétique.
Lors du passage le long d'un mur droit, le lavage laisse environ un centimètre non couvert. Certaines références Dreame font mieux sur ce point. La brosse latérale d'aspiration atteint bien le bord, mais la serpillière ne suit pas complètement.
Les autres limites observées dans mon premier test restent aussi à prendre en compte. Le ROMO P n'est pas le plus efficace sur les tapis couverts de poils, il peut être perturbé par les miroirs et il ne franchit pas certains seuils aussi facilement que ses concurrents.
Ces défauts ne changent pas mon verdict dans un logement majoritairement composé de sols durs. Ils empêchent simplement de présenter le ROMO P comme le meilleur choix universel pour toutes les maisons.
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Faut-il encore acheter le DJI ROMO P aujourd'hui ?
Au moment du tournage, le DJI ROMO P était affiché à 899 EUR sur Amazon. À ce prix, je le recommande beaucoup plus facilement qu'au moment de mon premier test. Le tarif peut évidemment évoluer après la publication de cet article.
Les versions ROMO A et ROMO S restent intéressantes si le design transparent de la station et les fonctions supplémentaires du modèle P ne sont pas prioritaires. Le coeur du nettoyage et de la navigation reste très proche sur toute la gamme.
La gamme ROMO 2 est déjà commercialisée en Chine, mais aucune date européenne n'est annoncée à ce jour. Si l'achat n'est pas urgent, attendre une annonce locale permettra de comparer les fonctions et les tarifs. En revanche, je ne repousserais pas un besoin réel pendant plusieurs mois sur la seule base d'un calendrier européen inconnu.
Après huit mois, mon avis reste donc très positif. Le ROMO P est simple, extrêmement silencieux, précis et presque autonome. Sa détection des liquides n'est pas fiable et quelques concurrents lavent mieux au ras des murs, mais ce sont des défauts que j'accepte face à tout ce qu'il réussit au quotidien.
Il est tellement bon que j'ai choisi de l'acheter moi-même. Après 381 nettoyages, c'est toujours le meilleur argument que je puisse donner.
Le lien ci-dessous est affilié. Il permet de soutenir mes tests indépendants sans modifier le prix payé.
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