Le TP-Link Deco X50-5G réunit plusieurs fonctions dans un même appareil : un accès Internet par carte SIM, un routeur Wi-Fi 6 et la possibilité d'étendre la couverture avec d'autres bornes Deco. Il peut aussi utiliser la 5G comme connexion de secours lorsque l'accès filaire tombe.
Lors de mon test de février 2024, je l'ai installé avec deux satellites Wi-Fi 6 pour vérifier les débits, la liaison entre les bornes et la bascule vers le réseau mobile. Cet article contient des liens affiliés.
En bref : pour qui le Deco X50-5G est-il intéressant ?
Je vois deux usages principaux pour le Deco X50-5G. Le premier est un logement avec une mauvaise connexion fixe, mais une bonne réception mobile. Le second est une installation qui dispose déjà d'un accès filaire et souhaite conserver Internet en cas de panne grâce à une carte SIM.
Ce qui m'a agréablement surpris pendant le test, c'est l'association d'une configuration assez simple et de bons débits avec les satellites. Le produit ne dispense toutefois pas de vérifier la couverture de l'opérateur, le forfait utilisé et l'emplacement des bornes. Un excellent réseau Wi-Fi ne peut pas compenser une connexion 5G insuffisante.
Il faut également distinguer le X50-5G d'un Deco X50 classique. Les deux références peuvent participer à un réseau Deco, mais le X50 classique ne remplace pas le modem cellulaire du modèle 5G. Pour une installation identique à celle de la vidéo, le routeur principal et les satellites n'ont donc pas exactement le même rôle.
Les connexions et l'installation que j'ai testées
Le routeur dispose d'un emplacement nano-SIM, d'un port Ethernet 2,5 Gb/s et de deux ports Gigabit. Il possède aussi deux connecteurs pour des antennes mobiles externes. Cela laisse le choix entre des appareils raccordés par câble et des équipements connectés en Wi-Fi.
Dans mon installation de test, le port 2,5 Gb/s du Deco est relié au réseau existant, lui-même connecté à ma Livebox. Pour le mobile, j'utilise la carte SIM de mon iPad mini. Les deux satellites sont reliés au routeur principal sans câble entre les bornes.
Cette distinction est importante pour comprendre les mesures : une partie des essais évalue le réseau local avec l'accès Internet filaire, une autre la connexion cellulaire après débranchement du câble. Le débit de la liaison entre deux bornes n'est pas la même chose que le débit disponible chez l'opérateur mobile.
Les satellites utilisés disposent chacun de trois ports Gigabit. On peut donc y raccorder un ordinateur ou un autre appareil en Ethernet, même lorsque le satellite communique sans fil avec le routeur principal. C'est utile pour un équipement qui ne possède pas de Wi-Fi, mais le trajet jusqu'à la borne principale reste alors sans fil.
Une application assez simple pour gérer le réseau
L'application Deco présente les bornes et les appareils connectés. On peut regarder à quel point d'accès un équipement est associé, accéder aux réglages du réseau et organiser des priorités. Je trouve cette représentation pratique pour comprendre rapidement ce qui se passe dans l'installation.
La démonstration passe par les paramètres Wi-Fi, les options de sécurité, le réseau invité et son partage par QR code. Je montre aussi les profils de contrôle parental et les possibilités de donner la priorité à certains appareils. Il faut néanmoins regarder le détail de l'offre HomeShield : certaines fonctions avancées sont liées à un abonnement et je n'en réalise pas ici un audit complet.
La largeur du canal Wi-Fi fait également partie des réglages testés. Je compare une configuration à 80 MHz et une à 160 MHz. Un canal plus large peut améliorer le débit avec un appareil compatible et dans un environnement favorable ; il ne garantit pas une meilleure couverture dans toutes les maisons.
Passer à 160 MHz n'est donc pas une réponse automatique à un problème de Wi-Fi. Les appareils clients, les réseaux voisins et les obstacles comptent aussi. Pour commencer par les bons critères, mon guide pour choisir une borne Wi-Fi et améliorer les débits donne les bases utiles.
Les débits mesurés en Wi-Fi, en Ethernet et en 5G
Voici les ordres de grandeur relevés dans la vidéo. Ce sont les résultats de mon installation et de mes conditions de test en 2024, pas des débits promis dans n'importe quel logement.
Lors du passage à 160 MHz, je relève également 426 Mb/s en débit montant. Le test Ethernet se rapproche de ce que l'on peut attendre en pratique d'une connexion Gigabit. Ces résultats permettent surtout de comparer les situations montrées, sans confondre vitesse théorique de la fiche technique et débit réellement obtenu.
La mesure depuis le satellite à l'étage est celle qui m'a le plus surpris. L'iPhone est raccordé par câble au satellite, mais la communication entre les bornes reste sans fil. Atteindre environ 880 Mb/s dans ce scénario montre qu'une liaison mesh peut être très performante lorsque les conditions sont bonnes.
Cela ne veut pas dire qu'un iPhone connecté lui-même en Wi-Fi au satellite obtiendra exactement le même résultat. Cela ne signifie pas non plus que la 5G mesurée à environ 300 Mb/s devient une connexion Internet à 880 Mb/s. Les essais portent sur des trajets différents.
Pour reproduire ce type d'installation, le placement des satellites mérite donc autant d'attention que le modèle choisi. Une borne placée dans une zone où elle reçoit déjà très mal la borne principale ne peut pas créer, à elle seule, une liaison de bonne qualité.
Le scénario qui m'intéresse est de conserver l'accès filaire en temps normal et d'utiliser la carte SIM lorsqu'il n'est plus disponible. Dans l'application, cela se configure avec le mode routeur Wi-Fi et l'option de secours 4G/5G. TP-Link précise que cette fonction de secours s'utilise en mode routeur, et non en mode point d'accès, dans son guide de configuration du secours 4G/5G.
Pour le vérifier, je débranche volontairement la connexion filaire. L'application détecte le changement et affiche ensuite l'accès au réseau Orange en 5G. La transition se fait rapidement dans cet essai, puis je réalise un test de débit sur cette connexion mobile.
Je n'ai toutefois pas mesuré précisément le temps d'interruption de chaque service. Cette démonstration ne permet donc pas de promettre une bascule sans aucune coupure pour toutes les visioconférences, les connexions VPN ou les autres sessions en cours. Pour un usage professionnel sensible, il faut tester les applications concernées.
Il faut aussi prévoir le volume de données nécessaire. Une carte SIM suffisante pour quelques usages sur tablette peut devenir limitante si tout le logement utilise soudain la 5G, notamment pour la vidéo ou de gros téléchargements. Les conditions du forfait et l'autorisation de son usage dans un routeur doivent être vérifiées auprès de l'opérateur.
Ce que je vérifierais avant de l'acheter
Le premier point reste la réception mobile à l'intérieur du logement. Les performances dépendent de l'opérateur, de l'emplacement, des fréquences disponibles et de la charge du réseau. Mon résultat en 5G ne permet pas de déduire celui d'une autre adresse.
Le second concerne le besoin réel en satellites. TP-Link prévoit l'interconnexion avec d'autres modèles Deco, mais ajouter une borne plus récente ne transforme pas la radio du X50-5G en Wi-Fi d'une génération supérieure. Il faut raisonner sur l'ensemble du parcours jusqu'à l'appareil utilisé.
Enfin, je trouve l'approche accessible, mais ce test ne démontre pas une équivalence avec toutes les fonctions d'une installation UniFi. Si le besoin porte davantage sur la gestion détaillée d'un réseau, mon guide pour débuter avec UniFi Network aide à comprendre cette autre approche. Et si la réception cellulaire ne convient pas, mon test du Starlink Mini explore une autre façon d'obtenir un accès Internet.
Mon avis après ce test
Le Deco X50-5G m'a convaincu par sa polyvalence et par les performances observées avec ses satellites. Son intérêt est particulièrement clair lorsqu'on cherche à réunir connexion mobile, couverture Wi-Fi et secours de l'accès filaire dans un ensemble facile à administrer.
Je le considérerais donc en partant de ces usages précis, puis en vérifiant le réseau mobile, le coût du forfait et la couverture à assurer. C'est cet ensemble qui détermine si le produit est adapté, davantage que le débit maximal annoncé sur sa boîte.