Mise à jour 2026 : ce test date de 2012. Tamron a depuis remplacé ce zoom par le 18-300 mm f/3.5-6.3 Di III-A VC VXD (2021), disponible en monture Sony E et Fujifilm X. Le 18-200 Di III VC se trouve encore facilement d'occasion, souvent à bon prix, et mes conclusions sur sa qualité optique restent valables sur les hybrides APS-C de Sony. Si vous avez un hybride Sony, un NEX, et que vous voulez un télé-objectif, votre seule solution était jusqu'ici le SEL18200 officiel. Tamron arrive cependant avec une alternative.
Un zoom polyvalent pour un parc optique limité
Dans le monde NEX, on entend souvent la même phrase qui tient en trois mots : parc optique limité. Il n'y a que peu d'optiques en monture E, et les constructeurs tiers mettent pas mal de temps à arriver sur ce marché des hybrides, pourtant en pleine expansion. La plupart des optiques sont signées Sony, et Tamron et Sigma arrivent enfin avec trois objectifs : un 19 mm f/2.8, un 30 mm f/2.8, et le Tamron 18-200 mm f/3.5-6.3 que nous testons aujourd'hui. L'objectif nous a été prêté par Miss Numérique et, de manière totalement subjective, j'ai choisi de faire ce test sur un Sony NEX-5n. Le Tamron 18-200 mm étant orienté grand public, il est normal de le tester sur un boîtier qui a les mêmes ambitions. 
Prise en main : encombrant, mais bien stabilisé
Évidemment, si vous avez pris un NEX pour être discret, c'est loupé avec ce type d'objectif. Encombrant et lourd (un demi-kilo), il a aussi ses avantages, comme une stabilisation optique (VC) très performante. La bague de mise au point est très souple, ce qui rend la mise au point manuelle et les petits ajustements très agréables. On aurait aimé en dire autant de la bague de zoom, qui provoque systématiquement un bougé désagréable, même en s'appliquant à brusquer l'objectif le moins possible.
La fabrication est assez bonne et la prise en main agréable. On regrettera une distance minimale de mise au point de 50 cm, ce qui est beaucoup, mais cette distance ne varie pas, que l'on soit à 18 mm ou à 200 mm. La technique consiste donc à se mettre à 50 cm et à zoomer comme un idiot pour faire de la macro. Et ça marche plutôt bien. 
Qualité d'image : piqué, distorsion et aberrations chromatiques
Côté qualité photo, le piqué est très bon en tirage A3 à toutes les focales, mais on restera à f/11 une fois passé les 70 mm pour éviter une brusque dégringolade des performances (mesures réalisées avec DxO Analyzer en JPEG). Pour un tirage en A2, au-delà de 135 mm, le résultat se dégrade, jusqu'à être franchement peu réjouissant à 200 mm, quelle que soit l'ouverture. À 18 mm, la distorsion est perceptible, mais pas du tout gênante. Ce qui est franchement dérangeant, ce sont les aberrations chromatiques à 200 mm, même si un post-traitement avec DxO Optics Pro (aujourd'hui DxO PhotoLab) les supprime sans souci. J'en veux pour exemple cette photo, et ses superbes franges violettes au niveau de la chaussure (à gauche) et du pied du banc (à droite). 
Verdict : une alternative valable au Sony SEL18200
À 580 € à sa sortie, ce Tamron 18-200 mm se présente comme une alternative valable au SEL18200 de Sony. L'autofocus est rapide et silencieux, malgré quelques (rares) ratés. Bien moins cher que le modèle Sony, il permet de passer partout sans trop faire de concessions sur la qualité optique. On lui donne un 8/10. Vous pouvez jeter un œil à la galerie photo réalisée avec cet objectif. N'hésitez pas à regarder les photos en pleine résolution en cliquant dessus. Ce sont toutes des JPEG qui sortent directement du boîtier, sans aucune retouche (sauf les six premières, prises avec le NEX-7). Merci encore à Miss Numérique de nous avoir permis de réaliser ce test.