Créer une séance de fractionné sur le petit écran de l'Apple Watch, c'est possible, mais ce n'est pas ce qu'il y a de plus agréable. Dès qu'on ajoute un échauffement, plusieurs intervalles et des récupérations, les manipulations deviennent vite fastidieuses. Depuis iOS 26 et watchOS 26, on peut préparer ces entraînements directement dans l'application Forme de l'iPhone.
Dans la vidéo, je fais la démonstration avec mon Apple Watch Ultra 2. L'intérêt est très concret : construire la séance confortablement sur le téléphone, puis la retrouver sur la montre pour aller courir. Voici comment organiser les différentes étapes et éviter les petites erreurs de préparation.
Ce qu'il faut pour créer son entraînement sur l'iPhone
Cette fonction nécessite un iPhone sous iOS 26 ou une version ultérieure, associé à une Apple Watch sous watchOS 26 ou une version ultérieure. Il ne suffit donc pas de mettre à jour le téléphone si la montre reste sur une ancienne version. Apple détaille les conditions et les commandes dans son guide de création des exercices personnalisés.
Tout se passe dans Forme, l'application qui rassemble les anneaux d'activité et les entraînements. Il n'est pas nécessaire de construire un raccourci ni de passer par une application tierce pour la séance que je présente ici. L'iPhone sert à la préparer et la montre à la réaliser.
Le gain devient particulièrement appréciable pour un fractionné ou un fartlek comportant plusieurs changements de rythme. Pour une sortie libre, on peut évidemment continuer à démarrer son activité directement depuis la montre : il n'y a aucune obligation de programmer chaque footing.

L'application Forme de l'iPhone sous iOS 26 permet de gérer les entraînements personnalisés
Dans Forme, ouvrez l'onglet Exercice, puis choisissez le type d'activité, par exemple Course en plein air. Ouvrez les objectifs de cette activité et la partie consacrée aux exercices personnalisés, puis utilisez le bouton d'ajout. Dans la démonstration, on retrouve également les séances déjà créées, ce qui permet de partir d'une organisation existante.
Avant de remplir les champs, il est utile d'avoir une structure en tête : un échauffement, un bloc d'effort et de récupération à répéter, puis un retour au calme. On s'occupe ainsi de la séance dans son ordre réel, plutôt que d'empiler des intervalles qu'il faudra ensuite réorganiser.
Choisir un échauffement et un retour au calme
Je commence par l'échauffement. Il peut être défini par une durée, une distance ou laissé libre. Dans ce dernier cas, la transition dépend de l'action de l'utilisateur : c'est pratique si l'on veut rejoindre tranquillement le lieu où commencer le travail, sans imposer une durée précise au trajet.
Dans mon exemple, je passe finalement à un échauffement de dix minutes et j'ajoute cinq minutes de retour au calme. Ces valeurs servent à montrer la manipulation, elles ne constituent pas une prescription d'entraînement. Le bon réglage est celui qui correspond à la séance que l'on prévoit réellement de faire.
Ajouter les efforts et les récupérations
On peut ensuite insérer une phase de travail et lui donner un objectif de temps ou de distance. Pour une répétition courue sur une distance donnée, la montre suit l'avancement jusqu'à cette distance. Pour un effort chronométré, c'est le temps qui détermine la fin du bloc.
La récupération se configure séparément. Dans la vidéo, je choisis une minute avant l'effort suivant. Cela permet de combiner des unités différentes dans la même séance : des fractions définies en mètres et une récupération définie en minutes, par exemple. Il n'est pas nécessaire de convertir toute sa préparation dans une seule unité.
Selon l'activité et les options proposées, on peut également ajouter une cible ou une alerte, comme une plage d'allure. C'est une distinction utile : la distance ou la durée décrit le bloc à accomplir, tandis que l'allure aide à contrôler la façon de le réaliser. Remplir l'une ne remplace pas l'autre.
Répéter le bon ensemble de blocs
Plutôt que de saisir six fois la même chose, je regroupe l'effort et la récupération dans un bloc répété six fois. C'est l'une des manipulations pour lesquelles le grand écran est nettement plus confortable. On voit ce que l'on déplace et on peut contrôler l'ordre de la séance.
Le point à vérifier est simple : la répétition doit contenir les étapes souhaitées, sans englober l'échauffement ou le retour au calme par erreur. Il faut aussi regarder si une récupération est prévue après le dernier effort. Selon la séance, elle peut être utile ou faire doublon avec le retour au calme.
Une fois l'ensemble relu, donnez à l'entraînement un nom reconnaissable et validez sa création. Un intitulé qui décrit le contenu sera plus facile à retrouver sur la montre qu'une succession de séances portant toutes un nom générique.
Retrouver la séance sur l'Apple Watch et la partager
Dans mon essai, l'entraînement apparaît automatiquement sur l'Apple Watch après sa création sur l'iPhone. Je n'ai pas à l'envoyer manuellement par une seconde procédure. C'est précisément ce qui rend cette nouveauté agréable : on prépare sur le téléphone, puis on retrouve sa séance dans les exercices de la montre.
Avant de partir, je conseille de vérifier ce point une première fois, montre et téléphone à proximité. Contrôler le nom, le type d'activité et l'ordre des étapes prend moins de temps à la maison qu'au moment où l'on veut commencer à courir. Si la fonction n'apparaît pas, les versions d'iOS et de watchOS sont les premiers éléments à vérifier.
Il est également possible de partager un exercice personnalisé. La vidéo montre un envoi par Messages : le destinataire reçoit un lien lui permettant d'ajouter la séance sur son équipement compatible. Dans la liste, les options de partage sont accessibles depuis l'exercice concerné, notamment en le balayant vers la gauche.
On partage ici la structure d'une séance à réaliser. Ce n'est pas le même usage que le partage d'une activité terminée avec son parcours et ses résultats.
Les limites : musculation, planification et analyse
Une question revenue dans les commentaires concerne la musculation : peut-on programmer les séries, les répétitions et les charges de chaque mouvement ? Le fonctionnement présenté ici organise des intervalles de travail et de récupération. Il ne remplace pas un carnet de musculation décrivant chaque exercice avec ses poids et ses répétitions.
De la même façon, préparer une séance isolée et suivre un plan complet sont deux besoins différents. Pour recevoir un programme structuré depuis une plateforme d'entraînement, j'ai détaillé l'utilisation de TrainingPeaks avec l'Apple Watch. Cette approche reste intéressante lorsque la séance existe déjà dans le calendrier d'un entraîneur.
Enfin, construire une séance ne dit pas comment analyser les résultats ensuite. Pour aller plus loin dans la lecture des activités enregistrées par la montre, mon retour sur HealthFit complète ce tutoriel. Ce sont deux moments différents : préparer ce que l'on va faire, puis comprendre ce que l'on a fait.
Une amélioration simple, mais vraiment utile
Ce que j'apprécie dans cette possibilité, c'est surtout le confort de préparation. Les entraînements personnalisés existaient déjà sur la montre, mais l'iPhone rend la construction et la relecture beaucoup plus pratiques. Une fois le principe des blocs compris, il devient facile d'adapter la séance à son besoin sans tout refaire sur un écran minuscule.
Le meilleur premier essai reste une structure courte, avec un échauffement, un effort, une récupération et quelques répétitions. Quand elle apparaît correctement sur la montre, on peut passer à des séances plus élaborées en gardant la même logique.