Ma machine : un MacBook Pro 14 pouces M4 Max avec 8 To
Pour comprendre mon organisation, le plus important n'est pas tellement de savoir quel ordinateur j'utilise, mais quelle quantité de données je dois sauvegarder.

Ma nouvelle vie de création en itinérance, que j'adore
J'ai choisi un MacBook Pro avec 8 To de stockage pour une raison simple : conserver localement les données présentes dans le cloud et pouvoir les inclure dans les sauvegardes de mon ordinateur. Le format 14 pouces devait faciliter mes déplacements. Avec le recul, j'aurais dû conserver un 16 pouces, mais le choix déterminant pour cette organisation reste le stockage de 8 To.
Je voulais également stocker mes bibliothèques Final Cut Pro sur le Mac et ne plus dépendre de SSD externes. Ce dernier point a finalement changé. Je dépends toujours d'un SSD externe, mais il possède maintenant un rôle clair et devient l'unique emplacement de référence de mes données de production actives.
Où sont mes données ?
Mes fichiers viennent de plusieurs sources, mais je vais me concentrer ici sur mon travail de créateur de contenu.
Dès la prise de vue
La majorité de mes données provient du Sony Alpha 1 II que j'utilise pour tourner cette vidéo. D'autres images viennent de la DJI Osmo Pocket 4, de la GoPro MISSION 1 PRO ou de mon iPhone 17 Pro Max.

Le Sony a1 Mark 2 avec un 100mm en test
Mes supports de stockage sont toujours de la marque Lexar, car ce sont les seuls avec lesquels je n'ai pas rencontré de problème. SanDisk a totalement perdu ma confiance après plusieurs mauvaises expériences sur différents types de supports.
Dans le Sony, j'utilise deux cartes Lexar Gold de 512 Go et j'enregistre chaque fichier simultanément sur les deux cartes. Cela me protège contre la défaillance d'une carte, mais pas contre la perte de l'appareil, son vol ou une erreur qui toucherait les deux supports. C'est une première protection, pas encore une véritable sauvegarde indépendante.
Sur mon MacBook Pro
Tous mes documents sont présents sur le Mac et synchronisés avec iCloud. J'ai désactivé l'option "Optimiser le stockage du Mac" et configuré iCloud Drive ainsi que Photos pour conserver une copie locale complète de mes documents, photos et vidéos sur l'ordinateur. Ma photothèque représente à elle seule un peu moins de 3 To.

Je ne compte pas iCloud comme une sauvegarde indépendante. Les modifications et les suppressions se synchronisent entre les appareils, même si Apple permet de récupérer temporairement certains éléments supprimés. iCloud reste avant tout une excellente couche de synchronisation qui me permet d'accéder facilement aux fichiers de mon Mac depuis mon iPhone.
J'ai également ma bibliothèque Lightroom Cloud synchronisée. Elle reste l'exception de mon système : voir une bibliothèque synchronisée ne signifie pas nécessairement que tous ses originaux sont présents en local. Le plafond de 1 To va rapidement m'obliger à décider ce qu'elle devient. Il est clair que je ne paierai pas pour obtenir davantage de stockage. Si je pouvais me passer de Lightroom, je le ferais.
Sur mon SSD TerraMaster et Lexar de 8 To
Mon SSD Lexar NM790 de 8 To est installé dans un boîtier TerraMaster D1 SSD Pro entièrement passif. Ce volume regroupe toutes mes bibliothèques Final Cut Pro et leurs différents emplacements de stockage. J'y rassemble les médias originaux, les proxies, les caches utiles et les projets de montage.

Les différents SSD que j'ai testé sur mon MacBook Pro
Le but est d'avoir 100 % de mes données de production actives sur un seul volume, qui devient ensuite facile à sauvegarder. Auparavant, une partie des fichiers se trouvait sur le MacBook Pro et une autre sur ce SSD. Je passais mon temps à copier des données entre les deux, sans toujours savoir où se trouvait la dernière version. C'était un risque d'erreur inacceptable.
Cette organisation est l'évolution directe de ma méthode de sauvegarde des rushs Final Cut Pro. La différence essentielle est qu'il existe désormais une seule source de vérité pour tout ce qui concerne un projet en cours : le SSD.
Lorsque je pars en voyage, je copie ponctuellement la bibliothèque dont j'ai besoin sur le MacBook Pro. Pour un déplacement consacré à un client, je peux également créer la bibliothèque directement sur le Mac, puis la replacer sur le SSD au retour. Cette exception reste temporaire et clairement identifiée : à la fin, une seule version redevient la référence.
Sur mon NAS Synology DS1821+ d'environ 130 To
Le reste de mes données, celles que j'utilise moins souvent, est stocké sur mon NAS Synology DS1821+, installé dans ma baie réseau. J'y conserve ce que l'on peut appeler les données froides.

Le NAS stocke mes archives Final Cut Pro, toutes les vidéos finalisées envoyées sur YouTube, les contenus premium du Patreon et, plus largement, tout ce que je produis. Il centralise aussi les films et les séries téléchargés de manière parfaitement légale. Ça va de soi.
Une fois un contenu publié, je regroupe la vidéo finale, les miniatures, les photos utilisées dans l'article et les autres éléments de production dans un dossier au nom unique. Pour cette vidéo, il commence par la date, puis le canal et le titre, sur le modèle "20260719-mainchannel-titre-de-la-video". Ce dossier rejoint ensuite les archives du NAS.
C'est actuellement le seul ensemble de données pour lequel je ne possède pas encore une seconde copie complète et indépendante. C'est pour cette raison que j'aimerais remplacer cette installation par deux NAS équivalents.
Mes processus de sauvegarde
Mes données de référence sont donc réparties entre trois emplacements : le MacBook Pro, le SSD Final Cut Pro et le NAS. Voici comment je protège chacun d'eux.
Comment je sauvegarde mon MacBook Pro
Je protège aujourd'hui mon MacBook Pro de plusieurs manières, même si elles ne constituent pas toutes une sauvegarde au sens strict :
- Une sauvegarde quotidienne à 19 h vers mon NAS lorsque le MacBook Pro est connecté à mon réseau 10 GbE.
- Une sauvegarde hebdomadaire, chaque vendredi, vers un SSD de 8 To stocké dans la voiture.
- Une sauvegarde mensuelle partielle vers un disque dur de 5 To, lui aussi stocké dans la voiture.
- Une copie distante des données éligibles avec Backblaze, réalisée en continu.
- Une sauvegarde Time Machine vers ma Time Capsule de 12 To, plus par nostalgie que par réelle nécessité. Elle conserve un historique utile, mais ce n'est pas ma solution de reprise rapide.
- La synchronisation iCloud, qui fournit une copie délocalisée de certaines données mais ne remplace pas une sauvegarde indépendante.
Les trois premières sauvegardes sont réalisées avec Carbon Copy Cloner. Il me permet de choisir précisément les données à copier, la fréquence, les conditions d'exécution ainsi que les règles de vérification de chaque tâche.
Le SSD hebdomadaire et le disque dur mensuel sont deux supports différents, mais ils restent stockés au même endroit. Ils me protègent donc contre un problème survenant à la maison, mais pas contre un incident touchant la voiture. Il s'agit d'un seul emplacement extérieur, pas de deux.
Sauvegarder les données n'est que la première partie de l'équation. Le vrai défi consiste à restaurer rapidement des fichiers dont l'intégrité a été vérifiée.
Mon objectif n'est pas de restaurer 8 To en moins d'une heure. Le résultat dépend du volume réellement occupé, du nombre de fichiers et des débits des deux supports. Je veux pouvoir récupérer les dossiers essentiels et le projet actif afin de reprendre le travail en moins d'une heure. Dans ce scénario, le SSD est mon premier choix. Le NAS rapide constitue une solution supplémentaire, mais une restauration à travers le réseau reste moins directe.
Comment je sauvegarde mon SSD Final Cut Pro
Dans mon installation de bureau, le SSD reste branché en permanence au CalDigit TS5 Plus. Il est sauvegardé de deux manières :
- Une sauvegarde quotidienne vers le NAS, dans un dossier dédié.
- Une sauvegarde Backblaze réalisée en continu tant que le SSD reste connecté au Mac.
L'abonnement personnel de Backblaze permet de sauvegarder plusieurs disques externes directement connectés à l'ordinateur sans payer un supplément pour chaque disque. Ces supports doivent rester connectés ou être reconnectés régulièrement. Les NAS et les volumes réseau ne sont en revanche pas couverts.
Backblaze constitue donc ma copie distante des fichiers du SSD et des données utilisateur éligibles du Mac. Ce n'est pas une image complète et amorçable de l'ordinateur, mais c'est une protection supplémentaire contre un vol, un incendie ou la disparition simultanée de mes copies locales.
En cas de problème, je peux restaurer les fichiers par téléchargement. Pour un volume important, Backblaze propose également d'expédier les données sur un disque USB. Cette solution prend évidemment le temps de la préparation et de la livraison, mais elle évite de devoir télécharger plusieurs téraoctets.
J'ai recommencé à utiliser cette solution lors de la mise en place du SSD de travail et je la recommande d'autant plus facilement que j'utilise Backblaze depuis plus de dix ans.
Transparence : les liens vers le SSD Lexar et le boîtier TerraMaster sont des liens Amazon trackés. Avec mon lien de parrainage Backblaze, vous recevez un mois gratuit et je reçois également un mois si vous souscrivez ensuite, sans surcoût pour vous.
Comment je sauvegarde mon NAS
Le MacBook Pro et le SSD de travail sont donc couverts par plusieurs sauvegardes locales et distantes. Le NAS, en revanche, reste aujourd'hui le maillon faible de mon installation.
Ma solution actuelle relève encore du bricolage. Je sauvegarde une partie des données du NAS vers un disque dur externe de 5 To stocké dans la voiture. Sa capacité m'oblige à sélectionner ce que je souhaite réellement protéger.

J'ai testé le UNAS 4 dans l'idée de pouvoir sauvegarder mon Synology dessus
C'est pour cette raison que j'ai publié mon guide pour choisir un NAS en 2026 et que vous avez vu passer plusieurs tests de NAS UniFi, notamment mon test du UNAS 4. Je cherche un modèle capable de recevoir une copie complète des données de mon Synology, ou au minimum de toutes mes données de travail. L'autre possibilité consiste à remplacer entièrement le Synology par deux nouveaux NAS identiques.
Dans un monde parfait, l'un de ces NAS serait installé chez un ami. J'aurais ainsi plusieurs copies complètes à différents endroits. Il faudrait également conserver un historique des versions, car une simple réplication pourrait reproduire immédiatement une suppression accidentelle ou un fichier corrompu sur le second NAS.
La règle 3-2-1 et la méthode la plus simple pour commencer
La référence reste la règle 3-2-1 : conserver trois copies de ses données, sur deux types de supports, avec au moins une copie hors de chez soi. Mon MacBook Pro et mon SSD de travail dépassent cette exigence. Mon NAS de 130 To, en revanche, ne la respecte pas encore pour l'ensemble de ses données.
Il n'est pas nécessaire de reproduire immédiatement toute mon installation. Pour commencer proprement :
- Choisissez un disque au moins aussi grand que le stockage de votre Mac, idéalement deux fois plus grand.
- Ajoutez-le dans Time Machine et activez le chiffrement de la sauvegarde avec un mot de passe que vous conserverez soigneusement.
- Laissez-le connecté aussi souvent que possible ou branchez-le régulièrement. Une sauvegarde hebdomadaire vaut déjà infiniment mieux que l'absence de sauvegarde.
- Choisissez un SSD si la vitesse de restauration est prioritaire dans votre activité.
- Passez à Carbon Copy Cloner si vous avez besoin de contrôler précisément les dossiers copiés, les horaires, les destinations et la vérification des tâches.
Besoin d'aide pour organiser vos sauvegardes ?
Si vous avez besoin d'un coup de main, je propose également ce type d'accompagnement dans le cadre de mes sessions de Mentorat. Nous pouvons commencer par réaliser ensemble un audit de la manière dont vos données sont actuellement stockées et sauvegardées.
L'objectif est ensuite de configurer un système de sauvegarde résilient, adapté à votre volume de données, à votre matériel et au délai dans lequel vous devez pouvoir reprendre votre travail après un incident.
Cette prestation s'adresse aussi bien aux professionnels qu'aux particuliers. Vous pouvez découvrir le Mentorat et réserver un créneau pour que nous construisions ensemble une solution adaptée à vos besoins.
Conclusion
Mon système n'est pas parfait, mais il a le mérite d'être clair. Le MacBook Pro et le SSD qui contient mes bibliothèques Final Cut Pro sont couverts par plusieurs sauvegardes locales et une copie distante. Le NAS reste le principal point faible, puisque seule une petite partie de ses données possède aujourd'hui une copie indépendante en dehors de la baie réseau.
Ma prochaine étape est donc évidente : mettre en place un second NAS capable de recevoir une copie complète, l'installer hors de mon domicile et conserver un historique des versions. Je dois également tester régulièrement mes restaurations, parce qu'une sauvegarde qui n'a jamais été restaurée n'est encore qu'une promesse.
Il n'est évidemment pas nécessaire de posséder un Mac de 8 To, un SSD de 8 To et un NAS de 130 To pour appliquer cette logique. L'essentiel est de savoir où se trouve la version de référence de chaque fichier, d'en conserver plusieurs copies indépendantes et d'en placer au moins une en dehors de chez soi.
Le but n'est pas d'accumuler les disques, les logiciels et les abonnements. Le jour où quelque chose casse, je veux pouvoir rouvrir mon projet et continuer à travailler. C'est finalement la seule mesure qui compte vraiment.